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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 15:39

Bribes de voyage sur le Chemin de Stevenson (G.R. 70)*

en douze jours (11 jours de marche)

 

 

Le 27 mai 2010 au soir, à cinq adultes plus deux chiens, nous prenons nos marques au Camping municipal de Monastier-sur-Gazelle (43) (altitude 930 m). L'accueil reste sobre, simple et agréable. Nos trois tentes y trouveront refuge avec, comme emplacement, l'embarras du choix. En cette saison, les campings sont quasiment vides.

Chasserades.jpgLe lendemain 28 mai, première mise en jambe : en voiture, nous revenons au Puy-en-Velay (altitude 625 m) afin de parcourir les 19 km qui nous sépare de notre lieu de résidence. Une ville soumise  à une empreinte catholique particulièrement forte. Par les innombrables calvaires qui jalonnent la première moitié du parcours, nous ressentons combien, dans ces contrées,  l'âpreté des combats religieux fut redoutable.

Le 29 mai, nous parcourons les 28 km qui nous séparent de Landos (43), (altitude 1100 m). Nous profitons de nos deux véhicules pour assurer les va-et-vient indispensables entre le point de campement et, selon, le départ ou l'arrivée de notre parcours journalier.

En fin d'après-midi, nous déportons notre campement à Chasseradès (altitude 1150 m). L'accueil au camping municipal est tout aussi agréable que le précédent. Le temps, par contre, reste l'imprévu : particulièrement froid et humide. La nuit (0° C) sera là pour nous le rappeler...

Mont-Lozere-2.jpgLe 30 mai, nous revenons à Landos (48) afin de parcourir les 19 km (altitude 915 m) qui nous sépare de Langogne. Cela nous permet de découvrir le remarquable centre historique de Pradelles, ignoré par l'automobiliste pressé qui emprunte la route principale, une enfilade morose de bâtiments tristes et gris.

Le 1erjuin, nous faisons un saut de puce en voiture pour revenir à Langogne afin de parcourir les 28 km qui mènent à Chasseradès (48). En réalité, nous raccourcirons l'étape de moitié afin d'octroyer un léger moment de répit à nos jambes...

Mont-Lozere-4.jpgLe 2 juin nous partons pour monter le Mont-Lozère, 22 km (altitude 1220 m). Une ascension longue et difficile mais offrant de superbes paysages.

Le 3 juin, nous démontons les tentes et décidons de prendre pension au gîte municipal du Pont de Montvert (48) (altitude 560 m). Nous laisserons les voitures à la station du Mont Lozère et parcourons les 13 km (ascension et descente) qui nous séparent de cette magnifique bourgade, le premier haut-lieu de la lutte des camisards.

Nous mettons à profit la soirée pour manger à l'Auberge des Cévennes, au bord du Tarn,en cet établissement où Stevenson, lui-même, fit sa halte.

Finiels.jpgLe lendemain 4 juin, nous "descendons" sur Florac, la ville-centre des Cévennes. Journée ensoleillée particulièrement éprouvante : 24 km partagés entre montée et descente. Les articulations souffrent...

Nous profitons de la fin d'après-midi pour aller planter notre campement à la Gare de Cassagnas (48) (altitude 693 m). Le cadre est agréable mais, contrairement aux campings publics que nous avons fréquentés, le bloc sanitaire laisse à désirer...

Pont-de-Montvert.jpgLe 5 juin, nous faisons un retour à Florac pour faire les 21 km nous séparant de Cassagnas. Nous profitons de la fin d'après-midi pour aller visiter Barre-des-Cévennes, un village cévenol typique qui, lui aussi, porte le poids des luttes inter-religieuses.

Le 6 juin, nous partons du campement afin de marcher en direction de St-Etienne Vallée Française (48). soit 24 km (altitude 255 m).

St-Jean-du-Gard.jpgLe 7 juin, nous prenons la voiture, direction St-Etienne Vallée Française, afin d'emprunter le dernier tronçon nous menant à St-Jean du Gard (30), 11,5 km(altitude 189 m), terminus officiel du parcours.

Enfin, le 8 juin dans la bruine qui enveloppe tout le vallon de la Gare de Cassagnas, nous démontons une dernière fois notre camp afin de prendre le chemin du retour.

Quelques jours durant, nos esprits resteront intensivement marqués par ces lieux qui comblèrent nos yeux ainsi que ces inoubliables moments de convivialité qui animèrent notre séjour cévenol.

 

 

* Signalons l'excellence du topo-guide réalisé par la F.F.R. Sur le chemin et dans son ensemble, le balisage reste fort bien fait. Nous ne pouvons que regretter certaines zones de macadam, à notre goût, trop nombreuses...

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Published by Roland BOSDEVEIX - dans Randos au Long Cours
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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 11:49

 

Par-delà les contreforts du sud de l'Auvergne, en 1878 un Ecossais, universellement connu et reconnu, Robert Louis Stevenson* accompagné de son ânesse Modestine se lançait à travers les Cévennes.

 
Pour lui, il s'agissait de son havre de paix et d'une expérience sans pareille pour l'époque. Depuis son passage, ce chemin n'a cessé d'être emprunté. Mais, dans les années 1980, étant donné la fréquentation des équipements, des hébergements se mettent en place. Une association voit le jour. Le chemin se transforme en GR70 et, tous les ans, des passionnés de la Rando suivent les traces du célébrissime écrivain.

Après une préparation physique et une organisation matérielle, la décision du départ est prise et, en groupe avec Robert et Yvette Pineau, après une bonne nuit passée dans un gîte du Puy-en-Velay, le 25 mai 2009 au matin, d'un pas ferme et décidé nous partons sur les traces de R.L. Stevenson.  

Des paysages superbes à couper le souffle nous attendaient. Le souffle, il fallait en avoir ! Les escarpements, les dénivellés étaient bien là ! De jour en jour, les paysages nous enchantaient avec la vision des Cévennes restée en son état naturel. La rusticité des demeures construites avec la pierre locale vient de la minéralité du fond des âges. Des grands moments privilégiés pour se retrouver avec soi-même. Et 240 kilomètres plus loin, après douze jours de Rando, ayant connu des gîtes partout acceptables, Saint-Jean du Gard nous recevait sous une pluie battante. Nous étions trempés, fatigués. Ce soir-là, nous ne savions pas où nous dormirions mais nous étions tellement satisfaits d'être au bout de notre projet.

Alors, si l'aventure vous tente... partez ! Le bonheur sera au rendez-vous.

Jean-François et Jeannette MARTIN  

* Auteur du célèbre roman L'île au trésor.

 

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Published by J.-F. et J. Martin - dans Randos au Long Cours
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